Des tableaux qui valent mille mots
Un livre collectif pour mieux comprendre et communiquer
Au cours de la dernière année scolaire, les élèves de l’école Sainte-Anne ont participé à une démarche qui a réuni créativité, communication et inclusion. Du préscolaire à la 6e année, ils ont imaginé, écrit et illustré un livre collectif pensé pour tous.
Le projet Des tableaux qui valent mille mots est né de l’initiative de l’enseignante Stéphanie Tremblay. Il a pris forme avec l’appui de deux artistes en résidence : l’artiste en art visuel Elizabeth Pouliot et l’écrivaine Nadia Nadège.
Pendant plusieurs semaines, les élèves ont exploré différents médiums artistiques et différentes façons de raconter une histoire. Ils ont choisi les sujets, créé les textes et réalisé les images du livre, tout en découvrant des outils qui peuvent rendre la communication plus accessible.
Pour certains jeunes ayant des besoins particuliers sur le plan de la communication langagière, les tableaux de langage assisté ont joué un rôle important dans la création des histoires. À l’aide de pictogrammes, ils ont pu choisir des personnages, des lieux, des actions et des idées pour bâtir leur récit.
Ces mêmes pictogrammes accompagnent chaque histoire du livre afin de soutenir la compréhension et la lecture, notamment pour les élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA).
Le projet s’est aussi déployé dans les espaces de l’école. De grands tableaux de communication ont été installés dans différents lieux afin de faciliter les échanges entre les élèves dans les moments du quotidien. Ils permettent de soutenir la communication, le repérage et les interactions, autant dans les activités que dans les déplacements ou les temps de jeu.
Le 24 septembre, l’école a dévoilé le fruit de ce travail collectif. À travers ce livre et ces tableaux de langage assisté, les élèves et les adultes qui les ont accompagnés rappellent qu’il existe plusieurs façons de s’exprimer, de lire, de créer et d’entrer en relation avec les autres.
Cette démarche témoigne d’une idée simple, mais essentielle : lorsqu’on prend le temps d’adapter nos outils et nos façons de faire, on permet à davantage d’élèves de participer pleinement à la vie de l’école.